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GHAZAL OF SILENCE  Installation

Des instruments de musique et de danse abandonnés à un moment de leur histoire, qui n'ont peu ou pas accompli le destin qui était le leur. Inadaptés, abîmés, parfois dangereux...

Sur leur peau, sur leur métal, viennent s'écrire des mots liés à la danse, un dialogue à la fois permanent et interrompu.

Ainsi les objets silencieux  se font écho d'une parole poétique, codée, en forme de catharsis.

Ils entrent dans une dimension nouvelle, loin de leur naissance et de leur longue inutilité, comme un éveil.

Un silence contre un silence. Une histoire pour la résolution d'une histoire.

Ghazal of silence ... l'absolu de certains silences où résonne une poésie habitée. 

Objets poèmes, objets mémoires. Dans un moment de vie où je questionnais l'espace, les choix et les destins, j'ai commencé à observer les objets qui m'entouraient et sortaient de ces problématiques, par leur inutilité. Instruments de musique hors d'usage, tapis de danse d'anciennes créations. La sensation d'une parole secrète m'est venue de ces objets, comme si leur silence dissimulait un message. Et ils m'ont offert ce silence comme une inspiration, une parole libre, ils ont transformé mon propre silence. 

En plus de leur lien à la danse et à la musique, les supports de Ghazal of Silence ont en commun la forme circulaire. 

Ils résonnent dans un cycle,  flot ininterrompu des mots qui n'ont pu être prononcés, danse invisible et continue comme le souffle, et comme le tournoiement.

Le cercle commun à ces objets transfigurés est aussi l'issue verticale, hors de la spirale du silence.

UNE POESIE DU SILENCE

Le titre de l’installation fait référence à un genre poétique persan très ancien, le Ghazal.

« Tout poème qui parle de l’art des techniques amoureuses, qui décrit la chevelure et le grain de beauté, qui raconte l’union et la séparation, qui évoque la verdure et les fleurs, les vents et les pluies, des demeures et des ruines, est appelé ghazal » ‘Shams-e-Qeys, XIIe s., cité par Leili Anvar dans RÛMI

Les instruments transformés ne jouent pas, ou plus, et se font écho du moment intime où la poésie et le souvenir sont si intenses qu’ils laissent place au silence, que ce silence relève de la joie ou de la souffrance, car il unit ces sentiments contradictoires.

« il se nomme donc lui même en appelant au silence pour que se lève enfin une autre parole, au delà des mots » Leili Anvar dans RÛMI

ECRITURE SPIRALE, MOUVEMENT SPIRITUEL

La spiritualité soufie, au coeur de la démarche artistique d’Alexia Martin, inspire le processus créatif de ces installations. Chaque texte porté par un objet de GHAZAL OF SILENCE possède un sens lorsqu’il est écrit, en écriture automatique consciente. Ce sont des phrases poétiques et des dialogues imaginaires, en forme de spirale. Les mots ne sont en majorité pas lisibles, et déploient dans ce mystère leur route circulaire, leur flux, leur énergie symbolique.

« C’est après la lecture du ghazal entier que l’on est saisi par un sentiment de mystère » Lazard, cité par  Leili Anvar dans RÛMI

RE-CYCLER

Créer implique toujours de faire vivre des éléments, des idées,des désirs, et d’en laisser d’autres en sommeil. Pour la danse comme pour la musique. La forme des instruments trans-figurés par la danseuse et plasticienne Alexia Martin convoque des poèmes, des formes graphiques, issus de leur histoire ou de ce qu’elle en invente. Ces objets font partie de son parcours personnel d’artiste mais aussi pour nombre d’entre eux, de dons d’autres artistes sensibles à sa démarche.

Ainsi, les oeuvres de GHAZAL OF SILENCE associe plusieurs vécus, une multitude de chemins comme des routes croisées. Cette installation crée des cercles où se recyclent les souvenirs. Cycle. Cercles. Passage de témoin.

Music and dance instruments abandoned in the middle of their existence, before they could accomplish their destinies. Unsuitable, worn, sometimes dangerous… Dance words appear on the skin or metal they are made of, creating a dialog, both permanent and interrupted. These silent objects hence become the echo of a poetic, coded, cathartic speech. Similar to an awakening, they enter a new dimension, away from their original purpose and their long uselessness.  A silence on a silence. A story overcoming a story.

Ghazal of Silence, profound poetry resonating within the perfection of particular silences.

"Poetry objects, memory objects. In a period of my life where I was contemplating  space, choices, and fate, I started looking at the objects around me outside these problematic due to their uselessness. Useless music instruments, dance mats from  previous dance pieces whispered their secrets to me, as if their silence had a hidden meaning. Their silence gave me a free expression  and transformed my own silence. They resonate in a cycle, an endless stream of words that couldn’t be uttered, a continuous and invisible dance, like a breath, and a whirl. These transformed objects have in common is verticality outside the silent spiral."

A POETRY OF SILENCE

The title of the installation refers to an ancient Persian poetic genre, the ghazal. “Every poem that engages in the art of love techniques, describes hair or beauty marks, tells the story of  union and separation, discusses nature and flowers, winds and rains, homes and ruins, is called ghazal” ‘Shams-e-Qeys, XIIth c. quoted by Leili Anvar in RÛMI.

SPIRALING WRITING, SPIRITUAL MOVEMENT

Alexia Martin’s artistic approach is rooted in Sufi spirituality, which inspires the creative process of this installation.

Every text on an object of Ghazal of Silence, created by conscious automating writing, bears a meaning. They are poetical sentences and imaginary dialogs in the shape of a spiral.

Most of the words are unreadable and trace a mysterious circular way, a flux, a symbolic energy. “After reading the entire ghazal, one is is filled with a sensation of mystery.”

Lazard, quoted by Leili Anvar in RÛMI.

The transformed instruments can’t be used for music, and echo the intimate moment where poetry and memories are so strong that they become silent – a happy or painful silence, as silence unites those contradictory feelings. “It names itself by demanding silence, so another discourse can arise, a discourse beyond words.” Leili Anvar in RÛMI.

RE-CYCLE

Creation always implies giving life to elements, ideas, desires while leaving other things out. In dance as in music. The form of the instruments trans-formed by the dancer and visual artist Alexia Martin involves poems and shapes derived from the stories of these instruments, real or invented. These objects are part of her personal journey as an artist, but were also given to her by artists interested in her approach. The works of GHAZAL OF SILENCE marry different personal histories together, like a crossroads of different paths. This installation creates circles where memories are recycled. Cycles. Circles. A testimonial gateway.